Pour les amoureux d’histoire, Nina d’İstanbul vous conseille un ouvrage très riche ,
“L’Espion turc” , romain épistolaire - “lettres persannes avant l’heure”- , une chronique ou Giovanni Paolo Marana fait découvrir et juger par un Oriental l'histoire et les mœurs de l'Europe, et plus particulièrement de la France de son temps.
C’est L’Espion turc (1684) qui était aussi le livre de chevet du curé Meslier, qui le cite dans son Mémoire contre la religion.
Son immense succès qui inspira Montesquieu pour ses Lettres Persanes (1721), utilisant pour la première fois le décalage de l’observateur d’une autre culture, les traditions, les coutumes, la religion sont ainsi vues de manière nouvelle, souvent caustique, ironique et enjouée.
Giovanni Paolo Marana sinon était un noble génois vivant en France après avoir participé en 1672 à une conjuration manquée destinée à faire passer la ville de Savone sous la domination des ducs de Savoie.
Il fit paraître L’Espion Turc en 1684, qui connut aussitôt de très nombreuses rééditions, la dernière pour votre plaisir datant de 2009.
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