Pour ce troisième et dernier jour de Bayram, voguons sur quelques lignes du
Constantinople de Théophile Gautier.
« Des étalages en plein vent de yaourth ( lait caillé), de kaimak ( crème bouillie), des bouriques de confiserie, dont les turcs sont très friands, des comptoirs de marchands d'eau faisant tinter, par des artifices hydrauliques leurs petits carillons de grelots, de clochettes ou de capsule de cristal, des buvettes de sorbets, de granits, d'eau de neige, sont rangés sur les bords de la place qu'égayent leurs illuminations. Les boutiques des marchands de tabac, brillamment éclairées, sont remplies de hauts personnages qui regardent la fête en fumant du tabac de première qualité dans des pipes de cerisier ou de jasmin aux bouquets énormes... »
Comme de nombreux écrivains du XIXe siècle, Théophile Gautier s'embarque à Marseille sur le Léonidas et arrive vers Constantinople été 1852, envoyé par La Presse d'Emile de Girardin. Tout comme son ami Gérard de Nerval auparavant il découvre les odeurs, les saveurs, les marchés, les mosquées, les cafés et tous ces lieux qu'il a relaté dans son ouvrage Constantinople,
que peut-être vous aurez envie de lire ou relire.
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