Après avoir lu Parle-leur de bataille, de rois et d'éléphants de Mathias Enard vous pourrez rester dans cette même ambiance et époque avec le tout dernier livre de Metin Arditti, «Le turquetto », paru chez Actes sud en aout 2011, ( c'est du récent !).
Un roman historique sur les pas d’un génie imaginaire, Elie Soriano, né de famille espagnole juive né à Constantinople en 1519 qui fuit la ville et se retrouve à Venise pour devenir l'élève du Titien qui le surnomme Le Turquetto, le "Petit Turc" en prenant le nom de Elias Troyanos .
Là il peint son chef-d'œuvre , une cène où il représente les plus grands peintres vénitiens en disciples du Christ et lui-même en Judas…
Ayant découvert sa véritable identité, l'inquisiteur le condamne pour hérésie.
Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste dans une atmosphère ou l'art, les religions, le pouvoir, se disputent les pages ...
et une question subsiste : «et si le célèbre tableau du Titien conservé au Louvre, L’Homme aux gants était de l’élève et non du maître ?» Surtout si ce tableau, comme l'imagine Arditti était le seul survivant des tableaux du petit juif de Constantinople .
Né en 1945 à Ankara, Metin Arditti vit à Genève où il préside l'Orchestre de la Suisse romande et la fondation Les Instruments de la Paix-Genève.
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