En ottoman, le « Bazû », prononcer « Bazou » est la « partie comprise entre l'épaule et le coude... », partie du corps dont les poètes du Divan( poésie ottomane) n'ont pas oublié de vanter la beauté. L'aimé aux beaux « Bazû » éant souvent célébré ou admiré.
Le Bazûbend est donc le nom du bracelet porté à cette partie du bras, que l'on arborait surtout au hammam, mais aussi lors de la toilette des avant-bras par exemple à la fontaine .
Il permettrait de distinguer la classe sociale de celui qui le portait et de dévoiler ses richesses, véritable carte d'identité du voyageur commerçant par exemple.Parfois justement pour tromper d 'éventuels bandits, les marchands durant leurs arrêts aux caravansérails, portaient de vieux Bazûbend usés pour tromper les voleurs.
Généralement en argent ciselé ou damasquiné,on en trouvait en or ou tout simplement en tissus richement brodé voir ornés de pierres précieuses.
Mais le Bazûbend avait une autre fonction, il permettait de cacher la « muska » c'est à dire une prière écrite sur une petite bande , pliée et glissée à l'intérieur du bracelet.
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