Je vous entends messieurs en cette Saint-Valentin , parler de cette fête devenue commerciale . Et je vous entends mesdames approuver « moi non plus j ‘aime pas ces cœurs rouges ridicules »mais regretter secrètement le temps révolu des amoureux de Peynet.
Alors Messieurs, je vous propose une solution : Aimez-la comme un Sultan aima sa Reine.
Offrez-lui , récitez-lui un poème de Soliman le Magnifique qui sous le pseudonyme de Muhibbi, nom d’origine arabe signifiant l’ami aimé ou l’amant composa des gahzels soit des odes lyriques en turc et Persan rassemblés dans Le Divan-i Muhibbi.
Et comme messieurs vous direz « pour nous c’est tous les jours la Saint Valentin », je vous suggère de ne la fêter qu’un jour étant donné qu’en effet apprendre 365 poèmes doit être une rude tâche.
Maintenant que tu as la main libre
Pose, sur les lèvres de corail de ton amour
Un baiser, presse contre sa joue la tienne
Puis baise ses deux yeux enchanteurs.
Ta tête est déjà couronnée de gloire
Dès que tu te trouve à ses pieds.
Presse cpntre4ses lèvres les tiennes
Et sois homme, étreins-la corps et âme.
Pendant que ses mains se délassent à leurs jeux
Etreins- la dans tes bras, caresse
Son grain de beauté parfumée. Pose ensuite
Un baiser sur ses sourcils embaumés.
Amant, elle est le don qu’Allah t’a fait
Et dont tu dois apprécier tout le prix
Sans cesser de prodiguer à son cou des caresses
Et à ses lèvres qui te sourient des baisers.
Muhibbi Alias Soliman le Magnifique, ( traduction, Edouard Roditi )
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