Vous surprendrai-je si je vous disais que l'on doit la connaissance du turc en langue française à un picard ?

Et que c'est à ce même picard que l'on sait désormais que certaines portes s'ouvrent grâce à certaines graines de sésame ?

"Sésame ouvre-toi !", le dirions-nous sans lui ?

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C'est Antoine Galland, né en 1646 à Rollot en Picardie, orientaliste, spécialiste de manuscrits anciens et de monnaie, antiquaire du roi, académicien lecteur au Collège royal, qui l'on nous offrit la traduction des Mille et Une Nuits et donc son introduction en terre de Navarre et c'est lui aussi qui fit nous découvrir le turc grâce à ses traductions.

 

 

Il entra à 10 ans au collège de Noyon où il apprit le grec ancien, le latin et l’hébreu, fit de brillantes études secondaires à Paris au Collège de France où il aborda les langues orientales et se perfectionna en grec ancien.

Devenu bibliothécaire et secrétaire du Marquis Charles Marie François de Noint nommé ambassadeur de France auprès de Mehmet IV de la Porte, à Istanbul en 1670 ou il séjourne jusqu'en 1675 et collecte pour le Roi monnaies et médailles.

 

Lors de son séjour, Galland apprit le turc, le persan et l’arabe afin de pouvoir étudier les mœurs et coutumes anciennes des populations de l’Empire ottoman et revint à deux reprises dans l’Empire ottoman d'où il emporte quelques souvenirs.

antoine-galland.jpgPortrait d'Antoine Galland en costume turc, 1670, peintre non identifié

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