Comme l’on garde en soi les couleurs d’une ville ou les goûts de cette ville, on en garde aussi les odeurs.

La madeleine de Proust d’Istanbul serait sans doute le marché aux épices.

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Aussi un film de Tassos Boulmetis (2003)  «  A touch of spice » , ne pourra que vous toucher, d’une part parce que la cuisine, les épices et Istanbul y sont mais surtout parce qu’il narre l’histoire de Fannis Lakovides, un professeur d'astrophysique grec ( Georges Corraface  )qui retourne à Istanbul, la ville de son enfance, pour les funérailles de son grand-père. Il y retrouvera « le piment de sa vie »…

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Son grand-père dans le film disait « İl y a deux types de voyageurs dans la vie, ceux qui partent et ceux qui rentrent.les premiers regardent la carte, les seconds regardent dans le miroir.. »

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Il regarde donc le miroir et retrouve les racines de son héritage, son premier amours et il se remémore comment cuisiner les épices grâce aux leçons que donnaient son grand-père chez le marchand de saveurs du quartier. La famille ayant quitté « Constantinople » au moment des échanges de population le « Mübadele »( échange de population de 1923 suite aux accords de Lausanne ), entraînant le douloureux exil de milliers de personnes, turcs revenus en Turquie, grecs repartis en Grèce.

 

Fanny's retrouvera-t-il le "piment de sa vie"...

 

Délicieux film, il touchera tous ceux qui connaissent le « départ ».

 

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