La devinette du fils du Sultan

Il était une fois, il n’était pas une fois, le tamis était encore dans le foin et dans un pays lointain vivait une vielle femme très pauvre et sa fille.

Ces deux là  étaient servantes chez un riche marchand qui lui avait trois filles au cœur noir  comme le fond d’un puits et laides comme un aigle nouveau-né affamé.

Le temps venait, le temps passait et un jour la mère  mourut. İnconsolable, sa fille pleurait chaque jour dans son lit à chaudes larmes. Une nuit alors qu’elle pleurait encore, elle entendit la voix de sa défunte mère : 

-          Ne pleure pas ma fille. Lève-toi et va chercher dans mon  armoire une de mes robes et coupe un moreceau de celle-ci. Enterre ensuite le tissus dans le jardinet derrière la maison. Chaque fois que tu auras un vœux important à faire, penche toi bien vers la terre, prononce ton vœux et celu-ci se réalisera, tu verras.

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La fille impressionnée et émue par les paroles de sa douce mère fit immédiatement ce que celle-ci demandait.

Un jour le Sultan fit crier dans toute sa contrée qu’il marierait son fils, mais le prince choisirait lui-même sa sultane. İl désirait voir toutes les filles du pays  en son palais et leur poser une devinette.

Les trois filles du riche marchand se parèrent immédiatement de leurs plus beaux atours et se rendirent au Palais. Hélas, leur méchanceté voilant leur cœur , elles ne purent bien sûr, pas répondre aux devinettes du  prince.

La jeune servante , elle ne s’était pas rendue au Palais et balayait tristement sa cour lorsqu'elle se rappella les paroles de sa mère et alla immédiatement se pencher sur le morceau de tissus.

Dans une grande lumière elle vit sa mère qui lui demanda de se rendre au palais et d'écouter son coeur et sa raison.

Vêtue de ses haillons , la jeune timide fut la dernière à se présenter, le garde du Sultan s'aprêtait à la renvoyer quand le Prince interféra.

- J'ai ordonné à toutes les filles du Pays de se présenter , laisse la venir.

Lorsqu'lle entra, elle ne put que remarquer l'air triste du jeune Prince, mais celui-ci sembla impressionné par sa pure beauté sans artifice et lui dit :

" Les trois pierres sont comme moi, pierre d'or, pierre de charbon et pierre de sel, pourquoi ?"

La jeune fille écouta son coeur et le coeur du Prince et répondit sans attendre.

- C'est sans doute que comme l'or, vous êtes pur, comme le charbon vous avez noirci de désepoir à ne pas trouver votre princesse et comme le sel vous vous êtes dissous dans l'attente.

A ces mots, le visage du Prince s'illumina, il frappa trois fois dans ses mains et ordonna immédiatement la noce.

Il se marièrent, furent très heureux. 

du ciel sont tombées trois pommes , la première pour les mariés, la deuxième pour celui qui raconte et la dernière pour celui qui écoute.

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* et le conteur de donner une pomme à l'enfant sage..


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