Ne mutlu Türküm diyene . Heureux celui qui peut dire "je suis turc".

Lundi matin à l’ouverture des écoles, plus aucun petit turc ne prononcera cette phrase, principe et guide de l’éducation kemaliste du système d’éducation de la République turque.


Mustafa Kemal Atatürk prononça cette phrase le 29 octobre 1933 pour les 10 ans de la  jeune Répuplique.

En 1972, elle phrase fut introduite dans le « serment de l’élève »  récité tous les lundis juste  après l’hymne national et tous les vendredis pour clore la semaine par tous les écoliers de Turquie.

 

Ce serment fut donc dit par des milliers d’écoliers turcs durant 80 ans, c'est dire le nombre de générations qui l'on pronnoncé inlassablement toutes les semaines durant toute leur scolarité.

Le premier ministre Erdogan vient d’annoncer dans son « paquet démocratique » la suppression de cette récitation… la fin d’une époque.

Le texte du serment de l’élève (Öğrenci Andı ) fut rédigé par Reşit Galip, Ministre de l’Education nationale à l’époque à l’occasion des célébrations de la fête des enfants, le 23 avril 1933 et le serment pris officiellement place le 10 mai 1933. İl fut remanié légèrement depuis mais jusqu’à vendredi dernier était récité ainsi

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Voici ce serment.

 

Je suis turc, honnête et travailleur. Mon principe est de protéger les jeunes et respecter les anciens pour aimer mon pays et ma nation plus que moi-même. Mon idéal est de progresser et de m’élever.

Oh Grand Atatürk!  Je promets sur mon honneur que je marcherai sur le chemin que tu as pavé, sur les desseins que tu as fixé.

Que mon existence soit vouée à mon appartenance turque.  Heureux celui qui peut dire je suis turc.

 

 

En turc

 

Türküm, doğruyum, çalışkanım. İlkem, küçüklerimi korumak, büyüklerimi saymak, yurdumu, milletimi, özümden çok sevmektir. Ülküm, yükselmek, ileri gitmektir.

Ey büyük Atatürk! Açtığın yolda, gösterdiğin hedefe durmadan yürüyeceğime ant içerim.

Varlığım Türk varlığına armağan olsun. Ne mutlu Türküm diyene !

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