Miniature : Sabine Buchmann

Miniature : Sabine Buchmann

 

 

 

Il était une fois, il n'était pas une fois, dans un temps très lointain, quand le tamis étais dans le blé, un homme très pauvre qui avait trois filles.

Ces trois jeunes filles s'occupaient d'un petit jardinet attenant la petite cabane qui leur servait de logis et vendaient du basilic sur les marchés.

Un jour, le fils du Sultan d'un pays voisin, sur son cheval fièrement harnaché, passa tout près du jardinet et remarqua la présence de ces trois belles jeunes filles.

Il rentra au palais, mais plusieurs jours durant ne pouvant plus s'occuper des affaires du pays, décida de retourner vers le beau petit jardinet.

 

Arrivé près du jardinet embaumant, il vit l'une des sœur et la héla : «Vendeuse de basilic !Vendeuse de basilic !tu plantes, tu arroses, tu vends ce basilic, mais sais-tu combien de feuilles de basilic sur chaque brin ?»

La jeune fille, honteuse de ne savoir que répondre à ce beau prince, s'enfuit et se cacha dans le logis.

Le lendemain, le sultan repassa par le jardinet et vit cette fois la deuxième des jeunes filles.»

- Vendeuse de basilic !Vendeuse de basilic !Tu plantes, tu arroses, tu vends ce basilic, mais sais-tu combien de feuilles de basilic sur chaque brin ?

 

La jeune fille avoua simplement :

  • Je ne sais pas, je n'ai jamais pensé à les compter .

Et s'enfuit elle aussi , se réfugiant au logis.

Le troisième jour, c'était au tour de la cadette d'arroser le basilic. Lorsque le fils du sultan lui posa la question, plus maligne que ces aînés, elle lui fit cette réponse.


«Fils du Sultan !Fils du Sultan ! Depuis tant d'années, tu lis, tu écris, tu apprends. Tu sais beaucoup de choses, mais sais-tu combien il y a d'étoiles au firmament ?»

 

Amusé par son aplomb et son espièglerie, touché par sa beauté, le fils du Sultan ne répondit point mais décida sur le champs d'en faire son épouse. Il se rendit au château, se changea et revêtit les habits d'un pauvre mendiant puis vint sonner à la porte de la cabane. Ce fut la cadette qui ouvrit la porte et lorsque elle lui demanda ce qu'il désirait, il lui répondit qu'il désirait parler à son père.

Celui-ci apparut au seuil de la porte et fit entrer le pauvre malheureux qui se tenait là.


Le fils du sultan dit alors:

« J'ai fait un rêve, je posais une question à chacune de tes trois filles mais je n'ai eu la réponse que de l'une d'entre elle, je désire épouser celle-ci.»

Sur ce le père des trois filles appela son aînée et lui demanda si elle souhaitait convoler en noces avec le jeune homme.

Elle regarda le jeune homme pauvrement vêtu de la tête au pied et répondit :

« Ah, non, merci, je ne souhaite pas épouser un homme si pauvre ! »

Le père appela alors sa deuxième fille, lui posa exactement la même question et elle lui fit exactement la même réponse.


Le père appela alors la cadette. En un coup d'œil, elle reconnut le fils du sultan sous ses guenilles et répondit gracieusement :


« Père chéri, c'est ma première chance et ne ne voudrais pas la renvoyer. Aussi , si tu m'y autorises, j'accepte d'épouser cet homme»


Le fils du sultan , tout heureux de la réponse , révéla immédiatement son identité en jetant et ordonna sur le champs que l'on prépare ses noces.


Les noces se firent après quarante jours et quarante nuits de fêtes somptueuses embaumant le basilic, ils se marièrent et furent heureux le restant de leur vie.

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