İstanbul ne dort jamais. A la manière d'un chat elle garde toujours un ou deux yeux / quartiers ouverts.

Qui de ceux qui ont habité İstanbul n'ont pas le souvenir d'une rue de l'Indépendance, encore très vivante à deux heures du matin, d'un carrefour près d'Ortakoy encombré à trois heures du matin, d'une soupe de tripes bue à cinq heures, de l'appel mi-moqueur de quelques travestis à leur balcon, d'un miaulement de chat accompagnés de rires de femmes, de chaufeurs de taxi plus bavards que ceux du jour,  bienveillants envers le client ? Qui n'a pas longé le Bosphore, écouté la mer, " traversé les continents " ?

 

İnsomniaques, noctambules et nyctalopes divers se déversent  ou dans les rues ou le long de la mer... mais peut-être aurez-vous plutôt envie, bien tapis au fond de votre lit de vous plaire à imaginer ce qu'il s'y passe ... et lire.

 

Alors pour quoi ne pas suivre Éric Faye - Somnambule dans İstanbul à la poursuite somnambulique d’un « sultan rouge » déchu....


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« Enfant, j’étais parfois somnambule et me levais en pleine nuit pour faire quelques pas, dans un état second. Le somnambule a peur de lui-même, voilà ce dont je me souviens. Il est seul, parmi les hommes, à vivre par moments à son insu. Peut-être est-ce cela, l’enfer, ou l’une de ses filiales : s’éveiller avec le souvenir trouble d’actes qu’on n’avait pas l’intention de commettre. Reprendre contact avec soi-même dans un taxi, avec, au compteur, des kilomètres dont on ne peut répondre. Peut-être est-ce tout simplement la définition de la vie : un long parcours dans Istanbul dont, le lendemain, on ne garde aucune trace.(note de l'Editeur ) »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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