La hache d'argent du bon bûcheron et le médecin du Sultan.

« Tout le monde va à Mersin et mon fils va en sens inverse .* Il regarde le monde à l'envers et voit des rêves en plein jour.Je suis allée chez le médecin il m'a dit :

  • Mais pourquoi en faire un problème ? Ce n'est pas un problème, sois heureuse , femme, sois heureuse, ton fils sera poète . Et partout entreront les poèmes. Je suis rentrée chez moi et j'ai trouvé un conte. Ecoutez donc cette histoire et dites-moi si mon fils est poète.. »

Dans un temps éloigné , était un bûcheron qui n'avait qu'un fils.Son seul désir était que son fils fut bûcheron comme lui et qu'un rêve : que celui-ci soit soit le meilleur bûcheron de tous les temps.İl lui répétait souvent : « La hache d'un bon bûcheron est d'argent, et vaut bien le prix d'une hache d'argent ! »

Mais son fils avait un autre rêve, il voulait être médecin.Hélas son pauvre père n'avait pas assez d'argent pour l'envoyer à la ville étudier.

Lorsqu'il partait avec son père sur les collines, dans les prés et forêts, il passait son temps à bien examiner, recueillir et adorer herbes et plantes sauvages de toutes les contrées.

Son père ne cessait de gronder :

  • Tu ne cessesde rêvasser, le bois ne se coupe sans hache, laisse donc ces plantes et viens m'aider « La hache d'un bon bûcheron est d'argent, et vaut bien le prix d'une hache d'argent ! »

La hache d'argent du bon bûcheron et le médecin du Sultan.

Un jour que le père et le fils étaient partis à l'ouvrage, que l'enfant, après avoir coupé quelques bûches se promenait dans les herbes pour les recueillir dans sa pauvre besace il s'éloigna et rencontra un vieillard.

- Fils, dit celui-ci, connais-tu ces montagnes ? Je suis perdu. Comment pourrais-je retrouver mon chemin ?

Le jeune homme rêveur qui n'en demeurait point impoli lui répondit : « Je ne pourrais vous l'expliquer, mais je peux vous y conduire » et , avec la promesse du vieillard de recevoir trois pièces d'argent, conduit le vieux à travers bois à la condition de prévenir son bûcheron de père.

Sur le chemin le vieillard remarqua que le jeune homme, s'arrêtait à chaque plante, semblant mémoriser ses odeurs et aspects et lui dit :

  • Enfant, tu sembles t'intéresser aux plantes qui soignent, ne voudrais-tu pas étudier et devenir botaniste ou médecin ?

  • Las, je suis pauvre monsieur mais mon ventre ne connait que ce qu'il veut. Il coûte trop cher d'étudier lors que la hache d'un bon bûcheron est d'argent.

  • Et que donnerais-tu pour l'être ?

  • Je donnerai sept ans de ma vie , répondit le jeune homme sans hésiter.

Le vieillard se laissa donc conduire en silence mais demanda au garçon : « Mène-moi donc à ton sage père le diligent bûcheron ».

Arrivé devant le père il énonça :

-Père et fils, vous êtes forts honnêtes, votre ventre se comble et vous restez droits comme la bûche, je suis le médecin du Sultan, je vous donnerai ce qu'il doit où vous donnerait une hache d'argent pour qu'il m'accompagne et viennen étuider durant sept ans la grande science qu'est la médecine.

Le bûcheron n'accepta ni or ni hache d'argent mais répondit :

  • Entre vos mains seigneur, mon fils apprendra, qu'il aille et soit heureux ...ceci me suffira.

Le jeune garçon suivit alors le vieillard qui le conduisit la cour du Sultan ; il apprit , il vécu mais jamais n'oublia son vieux père .

Sept ans plus tard il reçut du Sultan, en gage de son travail acharné : une hache d'argent et dans la bonté du sultan il put l'apporter en présent à son père qui la recevant lui dit :

« La hache d'un bon bûcheron est d'argent, et vaut bien le prix d'une hache d'argent ! »

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