Spleen à Baudelaire , Hüzün à Pamuk.

« Istanbul souvenirs d'une ville » de Orhan Pamuk, vous ne l’avez peut-être pas lu, Olivier Barrot avec son émission “ Un livre, un jour” vous le présente depuis la Cité Internationale Universitaire de Paris, et vous donnera sans doute envie de le lire .

On aime bien sa petite faute lorsqu’il parle du mot “hüzün” comme ça se pronnonce , ce mot tout droit venu de l’arabe « ḥuzn » signifiant mélancolie –tristesse-nostalgie que Orhan Pamuk décrit bien lorsqu’il s’agit du “hüzün” d’İstanbul a tel point que comme le spleen est à Baudelaire , le Hüzün est à Pamuk.

.

 Spleen à Baudelaire , Hüzün à Pamuk.

C’est le sentiment même qui pousse aux partages sur les raisons sociaux des vidéos noir et blanc d’Istanbul d’il y 100 ans , il y a 50 ans , en 1964 et autres ..

Le noir et blanc va tant et si bien au « hüzün ».Mais il faut avoir un peu de tempérament oriental pour savoir que cette nostalgie a quelque chose de jouissif , il « est agréable d’être triste »…

On aime aller pleurer ensemble sur le passé autour d’une table au son de chansons d’amours déçues en Turquie …Avoir de la peine c’est être vivant et noble culturellement, surmonter cette peine, de l’héroïsme.

Par ailleurs petite comparaison des quatrièmes de couverture de l’ouvrage dans les différents pays est un petit exercice plaisant et vous invitera à une certaine médiation..

 Spleen à Baudelaire , Hüzün à Pamuk.
 Spleen à Baudelaire , Hüzün à Pamuk.
 Spleen à Baudelaire , Hüzün à Pamuk.
Retour à l'accueil