"Heureux comme un chat d'İstanbul"....

Difficile de ne pas aimer les chats à İstanbul, c’est un souci parfois pour les personnes atteintes d’ ailourophobie, (phobie des chats )…parce qu’il y en a partout..et ne pas les aimer n’est pas un bon présage, le phobique … fait mieux de se taire…

Les turcs adorent les chats,« animal sacré qui porte sur le front le M de Mahomet », phrase typiquement turque qui suppose que l’on utilisait déjà l’alphabet latin à l’époque du prophète à méditer et faisant partie de l’arsenal de toutes les petites raison que l’on a d’aimer les félins…İls leur rendent parfois des homages un peu ratés.. comme cette horreur de chat-fleur ancienenement à Taksim , relégué à Zincirlikuyu - toujours aussi moche ..İls aménages des petits coins de chats, cousins, cartons et autre nids douillets..

Alors aujourd’hui cette petite maison de chat de la mairie de Beyoğlu , me fera dire « que chaque être sur terre et dans la rue trouve abri …comme un chat d’Istanbul »

"Les chats d'Istanbul, explique el Gaviero, sont d'une sagesse absolue. Ils contrôlent complètement le ville, mais ils le font d'une façon tellement prudente et silencieuse que les habitants ne se sont jamais rendu compte de ce phénomène. Cela doit remonter à Constantinople et à l'Empire d'Orient. Je vais vous dire pourquoi: j'ai soigneusement étudié les itinéraires que prennent les chats à partir du port, et ils suivent toujours, sans jamais dévier, ce qui fut les limites du palais impérial. Celles-ci ne sont plus visibles car les Turcs ont construit des maisons et ouvert des rues là où se trouvait jadis l'espace sacré des oints de la Théotokos. Et pourtant les chats les connaissent d'instinct et les parcourent toutes les nuits, entrant et sortant des constructions élevées par les infidèles. Après quoi, ils montent jusqu'à la pointe de la Corne d'or et se reposent un moment dans les ruines de palais de Blachernes. Au lever du jour, ils regagnent le port pour faire le compte des navires qui sont arrivés et s'assurer du départ de ceux qui quittent les quais. Mais le plus inquiétant, c'est que si vous amenez un chat d'un autre pays et que vous le laissez dans le port d'Istanbul, la nuit même, sans hésitation, le nouveau venu accomplit le parcours rituel.

Ce qui veut dire que les chats du monde entier conservent dans leur mémoire prodigieuse les plans de l'auguste capitale des Commènes et des Paléologues."

Alvaro Mutis, Les rendez-vous de Bergen,2011.

"Heureux comme un chat d'İstanbul"....
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